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Prix du jeune journaliste francophone édition 2011

REGLEMENT

« Premiul tânãrului jurnalist francofon» în România, ediţia 2011, a fost decernat:

Domnişoarei

Monica MARINCAS

Acesta i-a fost oferit, în prezenţa membrilor juriului, profesorilor şi studenţilor, cu ocazia ceremoniei de deschidere a anului universitar organizatã de cãtre Facultatea de Jurnalism şi de Stiinţele Comunicãrii, în data de 3 octombrie 2011.

Juriul, prezidat de cãtre doamna Lucile Bruand Exner, Ataşat de cooperare la educaţie, Ambasada Franţei în România a fost compus din:

- David Bongard, Seful Antenei OIF pe lângã ţãrile din Europa Centralã şi Orientalã (APECO)  la Bucureşti (România)

- Laurent Couderc, redactor şef al revistei “Regard” şi “Petit journal” (ediţia electronicã) la  Bucureşti

- Daniela Roventa - Frumusani, profesor la Facultatea de Jurnalism şi Stiinţele Comunicãrii (FJSC) a Universitãţii din Bucureşti

- Fabienne Reuter, Delegată, Delegaţia Wallonie-Bruxelles în România

In partenerait cu Ambasada Franţei, Delegaţia Wallonie Bruxelles, Facultatea de Jurnalism şi Stiintele Comunicării a Universităţii din Bucureşti precum şi Lepetitjournal.com al Bucureştiului şi revista “Regard “, Antena Organizaţiei internaţionale a Francofoniei (OIF) pentru ţãrile din Europa Centralã şi Orientalã a organizat aceastã a doua ediţie a concursului de jurnalism intitulat «Premiul tânãrului jurnalist francofon». Acest premiu, adresându-se oricarei persoane cu vârsta cuprinsã între 18 şi 25 de ani având reşedinţa în România, are ca scop sã descopere şi sã încurajeze tinere talente jurnalistice exprimându-se şi scriind in limba  francezã. Inmanat la Bucureşti, premiul de anul acesta constã intr-un sejur la Festivalul „Visa pour l’image”, la Perpignan (Franţa).

D-ra Monica MARINCAS

Laureatã a « Premiul tânãrului jurnalist francofon» - ediţia 2011 pentru articolul sãu : ““Le bébé n’est pas un obstacle”.

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Nãscutã pe 13 martie 1987 la Baia Mare (judeţul Maramureş), Dra Monica MARINCAS a studiat la Facultatea de Jurnalism şi Stiinţele Comunicãrii (FJSC) a Universitãţii din Bucureşti. Ea obţine o licenţă în Comunicare şi relaţii publice în 2009, apoi o diplomă de Master în Jurnalism în 2011. Studiile ei au fost completate de un sejur « Socrates-Erasmus » la Universitatea Lumière Lyon 2 (Franţa). Ea doreşte să lucreze într-o organizaţie non-guvernamentală pentru a promova societatea civilă şi ideea de voluntariat printre tinerii români.

Pentru prima datã, Juriul a decis sã decerneze în acest an două menţiuni speciale. Prima   D-rei Corina Zorzor pentru articolul intitulat « Les tabloïds - une menace pour le vrai journalisme de qualité ? » şi a doua D-lui Gharbi Raouf pentru articolul « Révolution pour la dignité : une nouvelle page de l’histoire ». Ei vor primi un abonament de un an la o revistă francofonă la alegere.

OIF numãrã 56 de State si guverne membre, şi 14 observatori.

Pentru mai multe informaţii despre Francofonie : www.francophonie.org

Mai multe informaţii :

Antena regionalã a OIF pentru ţãrile din Europa Centralã şi Orientalã

Tel. 021 314 97 78 - E-mail: communication.francophonie@gmail.com

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Avoir un bébé n’est plus un obstacle

par

Monica Marincas

En Roumanie, environ 40.000 enfants vivent dans des orphelinats ou sont placés chez des assistantes maternelles, selon les derniers chiffres fournis par l’Office Roumain pour les Adoptions. Très souvent, les mères abandonnent leurs bébés à l’hôpital juste après la naissance, parce qu’elles n’ont pas les moyens financiers d’élever un enfant. Le centre maternel La Maison Agar de l’association Touched Romania offre aux mères célibataires en situation précaire une chance de garder l’enfant et de reconstruire leur vie en leur assurant un soutien affectif, matériel et éducatif.

Quand Daniela est arrivée à La Maison Agar, il y a neuf mois, elle tenait sa petite fille de 11 mois dans ses bras. À 23 ans, elle ne savait ni lire, ni compter. La jeune mère ne savait que s’occuper des autres. Pendant des années, elle avait pris soin de ses quatre plus jeunes frères à la maison. Dans ce centre maternel, Daniela a trouvé le soutien dont elle avait besoin, le soutien que sa famille ne lui avait pas donné quand elle était rentrée chez ses parents avec son nouveau-né.

Les photographies d’enfants qui ont vécu au centre et des tableaux de petites empreintes en couleurs couvrent les murs. Sur les portes sont affichées les listes d’instructions : « Comment nettoyer la chambre » ou « Calendrier du ménage ». Six mères partagent dans cette grande maison les tâches ménagères et élèvent leurs enfants ensemble pendant un semestre. La capacité maximale de La Maison Agar est de six places.

Dans l’une des chambres, parmi les pièces de Lego dispersées sur le tapis, un volontaire aide la fille de Daniela, âgée de 18 mois, à apprendre à marcher. Deux autres enfants jouent dans la même pièce. Dans la chambre voisine, une jeune mère veille le sommeil de son nouveau-né. Ici, il y a un lit qui n’est pas occupé. Une nouvelle mère est en train d’arriver et de s’installer dans la maison. Chaque femme peut habiter au centre pendant six mois, puis elle doit libérer la place pour une autre mère.

Chaque semaine, deux femmes au moins appellent le centre pour demander de l’aide. Pour être admise, la mère doit non seulement être dans une situation difficile, mais doit aussi être motivée pour s’efforcer de surmonter les moments les plus durs. “Quand une femme arrive au centre maternel, elle ne voit que “non” : elle n’a aucun pouvoir de faire quelque chose, elle veut seulement dormir, bien manger et soigner son enfant. Il y a des femmes qui ont accouché ici, parce que nous recevons même les femmes enceintes au troisième trimestre.” dit Anca Nistor, responsable du Service de Réinsertion et de Supervision de l’association Touched Romania.

Quand Daniela est arrivée avec ses bagages au centre maternel, elle était encore inquiète pour sa petite soeur malade, restée seule à la maison. Toute sa vie, Daniela avait été habituée à prendre soin de ses quatre jeunes frères pendant que ses parents étaient au travail. À cause de cela, la jeune fille n’avait réussi à suivre que la première année de l’école élémentaire. Elle ne connaissait pas la valeur de l’argent et n’avait jamais fait d’achats. Elle ne savait même pas lire l’heure.

À 22 ans, Daniela est tombée enceinte et a emménagé chez son petit ami avec qui elle était depuis trois ans. Au cours de son sixième mois de grossesse, lors d’une dispute, il l’a frappée. Daniela se rapelle : “J’ai dit alors : si tu me frappes pendant ma grossesse, ça signifie que si je n’avais pas été enceinte tu m’aurais piétinée. J’ai eu peur et je suis rentrée chez moi. Chez mes parents, la situation n’était pas très bonne. Ils m’ont tourné le dos à cause de ma grossesse.”

Un jour, une amie d’enfance l’a vue pleurer à l’arrêt de bus. Elle avait quitté la maison avec son bébé. Cette amie l’a accompagnée jusqu’à l’association Touched Romania où elle a été reçue à La Maison Agar. “Au début, ça a été dur, car je n’avais jamais partagé un logement avec des étrangers. Je ne connaissais que ma famille. J’ai compris de quoi il s’agissait et aux sessions d’évaluation, je me suis rendue compte que j’allais apprendre à me débrouiller.” raconte Daniela.

Chaque fois qu’une nouvelle personne arrive au centre, elle est intégrée dans le groupe. Les femmes sont encouragées à socialiser à travers diverses activités. Pour oublier leurs problèmes, les mères se rassemblent dans le salon une fois par semaine et fabriquent des bijoux avec des perles en plastique ou en verre ou avec des coquillages. Elles sont souvent interrompues par les cris des bébés et quittent leur activité pendant quelques minutes.

Une équipe expérimentée, composée de physiothérapeutes, d’assistantes sociales et de médiateurs sociaux, travaille avec les mères afin de surmonter les difficultés. “Dans la première étape, on travaille avec les mères pour la récupération émotionnelle. Après un mois de repos, on commence à réfléchir ensemble à leur avenir”, explique Anca Nistor. Un autre objectif est l’orientation professionnelle. “Si c’est nécessaire, nous fournissons une formation dans le domaine qu’elles choisissent et l’un de nos collègues s’occupe de leurs CV “, ajoute Anca.

Au centre, Daniela a appris la lecture et le calcul. Elle a été inscrite dans une école spéciale pour adultes dont elle a maintenant achevé la quatrième année. Depuis février, la jeune mère travaille dans un café comme serveuse et à l’avenir, elle voudrait devenir manucure ou coiffeuse. Daniela veut encore étudier pour être sûre que sa fille n’aura pas honte de sa mère.