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Prix du jeune journaliste francophone édition 2009

Le « Prix du jeune journaliste francophone » en Roumanie, édition 2009, a été décerné à Mademoiselle Maria Magdalena Mihăilă.

Il lui a été remis, en présence des membres du jury et d’invités, dont S. E. M. Henri Paul, Ambassadeur de France en Roumanie, au cours d’une cérémonie organisée le 17 décembre 2009 dans les locaux de la rédaction du magazine francophone de Roumanie « Regard ».

Le Jury, présidé par Laurent Couderc, rédacteur en chef du magazine « Regard » était composé de :

- David Bongard, Chef de l’Antenne de l’OIF auprès des pays d’Europe centrale et orientale

(APECO) à Bucarest (Roumanie)

- Lucile Bruand Exner, Attachée de coopération à l’éducation, Ambassade de France en Roumanie

- Agathe Hovasse, Responsable commercial au « Petit Journal de Bucarest » (Roumanie)

- Fabienne Reuter, Déléguée, Délégation Wallonie-Bruxelles en Roumanie

- Daniela Roventa - Frumusani, Professeur, Faculté de Journalisme et Sciences de la Communication de l’Université de Bucarest (Roumanie)

En partenariat avec l’Ambassade de France, la Délégation Wallonie Bruxelles, la Faculté de Journalisme et de Sciences de la Communication de l’Université de Bucarest ainsi que Lepetitjournal.com de Bucarest et le magazine Regard, l’Antenne de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour les pays d’Europe centrale et orientale a organisé ce premier concours de journalisme intitulé «Prix du jeune journaliste francophone ». Ce prix, s’adressant à toute personne âgée de 18 à 25 ans résidant en Roumanie, a pour but de découvrir et d’encourager des jeunes talents journalistiques s’exprimant et écrivant en français. Le prix est doté d’un chèque d’un montant de 1500 Ron.

Plus d’informations :

Antenne régionale de l’OIF pour les pays d’Europe centrale et orientale

Tel. 021 314 97 78 - Courriel : communication.francophonie@gmail.com

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L’article gagnant

Stand up : Quand il faut payer pour s’amuser

Une scène déserte, un microphone et le public qui s’attend à rire. C’est tout ce dont on dispose lors de ce genre de spectacle. Le « stand up comedy » est de plus en plus apprécié comme complément aux sorties avec les amis dans un bar.

Devant la scène, il y a ceux qui paient pour s’amuser à cette soirée. De l’autre côte, c’est Cristian qui attend d’entrer et de faire son numéro. Ou plutôt  « Cristiaaaaaan Duuuumiiiiitruuuu », comme il est présenté chaque fois avant de monter sur scène.

Il y a quatre ans, il a été l’un des premiers à faire un « stand up » en Roumanie.
« J’ai appris avec le public en quoi consiste le « stand up ». Lors des premières répétitions, je n’aurais jamais cru que j’allais continuer dans ce domaine. C’est la réaction positive du public qui m’a déterminé à choisir le « stand up » comme alternative à mes spectacles habituels de théâtre », dit Cristian.

Il commence son spectacle en racontant les réactions très différentes de ses amis quand ils regardent des films pour adultes ensemble. Tout le monde éclate de rire, ce qui signifie que son but est atteint. En buvant un peu de vin, il regarde la feuille qu’il a dissimulée quand il est entré sur scène. Même s’il est plein de spontanéité, ses blagues ont un enchaînement logique qu’il veut suivre.


L’épreuve la plus difficile : jouer son propre rôle

Devant les spectateurs, il ne joue pas de rôle : il doit être sincère et les amuser avec ses petites histoires personnelles. Le public ne veut pas de fiction, ni de littérature : il veut la réalité de quelqu’un qui ressemble à un ami. Cristian dit que
« ce n’est pas comme le théâtre où l’on sait déjà le texte et où tout est préétabli. Personne, dans le public, ne va demander à Hamlet pourquoi il veut être ou ne pas être. Dans le « stand up », cette règle n’existe pas: on peut être soi-même, dialoguer avec les gens, adapter chaque fois son discours ».

Dans le public, il y a toujours quelqu’un qui doit infirmer ou commenter tout ce qui est dit sur scène. C’est comme une nécessité non écrite, mais qui se produit toujours. Ce soir la, Alex, un spectateur, a fait toutes sortes de commentaires en direct jusqu’ à la fin du spectacle : « Je suis un grand fan de « stand up comedy », je regarde aussi les spectacles américains et je m’intéresse à ce qui ce passe maintenant en Roumanie. Je suis très ironique quand je pose des questions parce que j’aime provoquer, j’aime voir comment quelqu’un peut changer son histoire en quelques secondes et rester amusant. »

Après le spectacle, Cristian s’assoit à la table qui lui est réservée pour parler avec sa petite copine qui est venue le voir. Je suis curieuse de savoir s’il va payer la consommation ce soir avec ce qu’il gagne dans ses spectacles. « Du point de vue économique, le stand up n’est pas encore une manière de s’occuper sans avoir d’autre revenu. Je suis payé avec un peu d’argent, une pizza, une bière ou un jus de fruits, mais je me console en pensant que chaque spectacle aide au développement de mon talent », dit-il.

Bientôt le sourire brave, qu’il affichait aussi sur scène, devient triste. Il prend la main de sa copine et dit «  Quand je serai décidé à  fonder une famille je renoncerai et chercherai quelque chose de plus pratique. »

De l’autre côté, les spectateurs sont très loin de c/ses problèmes grâce aux sourires qu’apportent ses blagues. Tout le monde ne peut pas gagner.


Maria Magdalen Mihaila1

Le stand-up : qu’est ce que c’est ?

Le stand-up est apparu à la fin du XIXe siècle aux Etats-Unis. C’est un one man show assez particulier. En anglais, l’expression « stand up » signifie littéralement « se tenir debout ». C’est une référence au fait que l’artiste doit faire rire à chaque blague, au risque que le public ne manifeste verbalement son rejet.